Episode 1: Ange le jour, diablesse la nuit !

6 mois avant.

Pdv Angélina 

Après m’être servie une tasse de café chaud, je reviens m’installer devant mon ordinateur quand je remarque qu’un petit « 1 » s’affiche au-dessus de l’onglet « message ». Je clique dessus, l’ouvre et jette un regard sadique sur le pseudo du destinataire : « MecSympaas »
OK ! À nous deux…  me dis-je à moi-même en tremblant d’avance de ce que j’allais lire.
De MecSympaas : Quand es-tu disponible pour que l’on se rencontre ?
« Ah le Salop ! Ah attends tu ne vas pas être déçu de la rencontre…. ! »
A MecSympaas de Luxuriia : Ce soir à 21 h au restaurant de l’hôtel ?

Dans la minute qui suivait, le mec en question me répond positivement par un « oui » suivi d’un « à ce soir »…
– Là plus aucun doute !  râlé-je en saisissant mon téléphone.
J’envoie un message à l’homme qui partage ma vie depuis plus de deux ans et qui est – normalement –  censé être fidèle, je dis bien normalement vu qu’il y a quelques jours, j’ai découvert que monsieur avait un compte sur un site de rencontre et qui les soirs, subitement était fatigué. J’ai donc décidé de le piéger à son propre jeu !
[Tu rentres à quelle heure ce soir ? ]

Vous pouvez être quasi sûr qu’il va me répondre qu’il a encore un gros dossier et qu’il rentrera tard… Pour ma part, moi je le suis ! Tiens, tiens ! Quand on parle du loup on dit bien que généralement il sort de son trou ou qu’on en voit le bout de sa queue… Mouais, quoi qu’il en soit ce dicton s’avère être exact en ce qui le concerne !
[Ne m’attends pas, je suis sur un gros dossier, je vais rentrer tard. Bisous ]
Bingo ! Je le connais par cœur ton baratin, sauf que cette fois-ci, je te prends en flagrant délit mon gars…

***

Arrive le soir 20 h je me prépare à aller à la rencontre des explications et surtout, à voir sa tête quand je rentrerai dans le restaurant ! Une fois fini de m’apprêter, j’attrape mon sac, mes clés de voiture et je me dirige vers la rue où ma voiture y est garée.
J’introduis la clé, je démarre et je prends la route direction le restaurant de l’hôtel…
Tu vas moins rire dans peu de temps et surtout tu vas pouvoir aller te faire Foutre !  
J’arrive devant l’hôtel en question, sans m’attarder sur le décor, je passe devant le réceptionniste et lui annonce mon nom enfin du moins, mon faux nom. Il me sourit et me répond que monsieur Barros est déjà arrivé et se trouve dans le fond de la salle, qu’une serveuse va m’y accompagner. Je le remercie et lui réponds que je vais trouver toute seule.
Je m’oriente vers la table et je vois déjà sa bonne humeur prendre la tangente…

Il me regarde en chien de faïence. Pour ma part, je continue à être dans le rôle de Luxuriia… Je vous passe volontiers, la description de son visage qui à viré au cramoisi…
– MecSympaas ? Lui dis-je avec un sourire de 10 mètres de long avec la satisfaction de le voir se décomposer sur place, je suis Luxuriia !
– Ché..rie… me rétorque Monsieur Connard en personne avec une voix étouffée…
A la simple prononciation du mot « chérie » provenant de sa bouche, la colère prend possession de moi.
— Non mais je rêve là ! Pincez-moi ! hurlé-je, me donnant en spectacle devant une foule aux regards braqués sur nous.
Ma main me démange tellement que sans attendre ses explications, je lui colle une gifle magistrale devant tout le monde et je tourne les talons en le laissant ici sans me retourner…

Aujourd’hui. 
Et voilà comment, moi, Angelina Santero, je me suis retrouvée célibataire avec pour seule compagnie un chien qui à pour surnom « crapouille ». Néanmoins, j’ai gardé mon surnom de Luxuria pour le monde de la nuit où depuis plus de 6 mois j’ai décidé que les hommes deviendraient des jouets dans mes mains….

***

Je surfe sur un site de tenue sexy pour pouvoir me dégoter un nouvel ensemble avec bustier et tout le tintouin, pour ma soirée de ce soir, plus précisément, La Soirée Sexy au club « LIBERTINE’S » que je fréquente depuis plus de six mois.
Et oui, j’ai délibéré que la vie de couple avec un « Monsieur Connard », ce n’était pas pour moi ! J’ai assez perdu de temps durant deux longue années où je suis certaine, que monsieur, me trompait déjà depuis un bon bout de temps ! Quand je repense à ses phrases bateaux « non, chérie, j’ai eu une dure journée, je suis fatigué… » ou même encore « ne m’attends pas, chérie, je suis sur un gros dossier… » Blablabla, je te lui en aurai fait voir moi, du « je suis fatigué » ! Ma vengeance a été pour les moins froide, très froide… Je vous raconte :
Après avoir collé une gifle magistrale le soir du restaurant, je suis allée tout simplement semer la zizanie à son travail. Avec l’aide d’une de ses employées, qui m’a gentiment ouvert, après que je lui ai expliqué en gros le pourquoi de ma rage, j’ai placardé, dans tout son bureau, les conversations salaces qu’il a entretenus avec certaines filles dont deux d’ici. Puis J’ai tagué en gros sur le mur « JE SUIS UN CONNARD AVEC UNE PETITE BITE » et j’ai balancées ses affaires en vrac, découpées préalablement au ciseau, sur le sol de son bureau customisé à l’image du parfait « Monsieur Connard » et une fois avoir mis tout en désordre et laissé un petit mot qui précisait qu’il ne fallait pas qu’il tente de savoir qui m’avait ouvert, je suis partie…
Je vous laisse imaginer sa tête le lendemain ! J’en ai eu vent et la plupart de ses employés se sont, intérieurement, moqués de lui. Après quoi ? C’est tout ce qu’il méritait ? Non ?
Enfin pour revenir à ma vie actuelle, autant que je garde ma liberté. Le seul qui m’est fidèle, c’est mon Crapouille, ma petite boule de poil marron mitigé caramel, âgé de bientôt cinq mois. Un petit chihuahua que j’ai adopté quelques semaines après avoir quitté ma vie d’avant.
Au même instant que je vous racontai ma petite vengeance, ma barre de recherche a affiché « 15 éléments trouvés », je regarde page par page, quand un petit bustier de couleur rouge rubis et noir devient soudainement mon coup de cœur !
C’est celui-là que je veux !  m’exclamé-je à moi-même en cliquant sans plus attendre sur l’onglet « ajouter panier » et je valide ma commande.
— Et Hop ! Le bustier sexy accompagné de sa mini jupette et les bottes aux talons de 15 centimètres c’est pour maman ! gloussé-je en regardant Crapouille qui me saute dessus pour réclamer ses câlins.
Et devinez qui c’est qui paye ? Monsieur Connard en personne car je ne lui ai pas laissé le choix ! Non pas que je ne puisse pas m’entretenir toute seule, loin de là… Mais juste pour continuer à le faire raquer pour ces deux ans où il s’est royalement foutu de moi ! Croyez-moi qu’il n’a pas bronché après le coup du bureau et il s’est engagé à me verser plus de 10 000 milles euros par mois pendant 10 ans ! En étant PDG d’une grosse entreprise il peut ! Ceci dit, il a tout de même tenté de savoir qui m’avait laisser entrer dans son bureau mais personne n’a rien dit !
Je m’imagine déjà, portant ma tenue sexy rouge et noir faisant ressortir mes yeux émeraudes, laissant ma longue chevelure brune, en cascade, le long de mon dos, sans oublier, mes bottes en cuir qui donneront 15 centimètres de plus à mon 1 mètre 63 habituel. Oui, je sais, je ne suis pas bien grande ! En revanche, j’ai de fines gambettes tout en longueur…
Je quitte le site une fois ma commande payée, je me fais un café bien corsé et je pars promener Crapouille pour son tour journalier au parc, qui se situe à environ 5 minutes de mon cocon douillet où je vis depuis ma rupture car je me voyais mal rester dans une maison où j’ai vécu avec un mec qui n’avait au final aucun respect moralement pour moi !
 Voulez-vous coucher avec moi ce soir…  Cet air résonne dans tout le parc…

Ah c’est bien le moment tiens ! Il va peut-être falloir que je pense à changer de sonnerie 
— Ah mince où ai-je pu bien mettre mon portable ! Râlé-je en fouillant dans mon « fourre-tout » et ayant le rouge qui me monte subitement aux joues…
Oui ! Je vais tout de même pas vous faire un dessin de pourquoi je me mets à rougir… N’oubliez pas que nous sommes dans un parc bondé d’enfants avec leurs mamans, sans parler, des joggers qui me dévisagent avec un petit rictus en coin pour certains…
Après m’être royalement donnée en spectacle avec ma petite sonnerie qui vas bien, je trouve enfin ce maudit portable !
— Allô ! Réponds-je sèchement
— Mets-toi sur ton 31 S.A ce soir ma chérie car c’est notre soirée ! J’ai eu écho par le patron qu’une petite brochette de viande fraîche viennent de réserver une table pour fêter l’anniversaire de l’un d’eux…. Je te laisse je retourne taffer, à ce soir ma Bella !
Bip bip bip….
— Euh…
Sans même avoir eu le temps d’en placer une, ma meilleure amie a déjà raccroché.
Je vous traduis tout de même.
S.A veut tout bonnement dire Sexy Attitude, vous l’aurez compris, Nuria est pire que moi ! Pour elle, les mecs sont de la chair fraîche ni plus ni moins !
Je finis mon petit tour au parc et je rentre me préparer, je ne sais pas pourquoi mais la soirée risque d’être plus que caliente. Surtout avec ma belle Nuria que vous n’allez pas tarder à rencontrer…
Je donne à manger à crapouille sans oublier de lui changer sa gamelle d’eau, puis je pars sous la douche. L’eau chaude me détend, elle dissipe tout le stress accumulé au long de la journée. Parfois, je repense à la fille que j’étais avant ; naïve à souhait, timide et peu sûr de moi… Enfin, ça, c’était avant ! Le fait d’avoir ouvert les yeux sur une trahison flagrante, m’a totalement métamorphosé et je suis à présent, beaucoup moins naïve et j’ai appris à avoir confiance en celle que je suis…
Du moins, Luxuria a appris à être confiante en elle-même car Angélina, elle, je suis moins sûr…
Une fois ma douche finit, je m’empresse de farfouiller dans mon armoire côté soirée.
Un petit top sexy m’attire instantanément du regard.
— Toi, tu viens avec maman ! dis-je à voix haute.
« Ah oui… Et ton bustier que tu as commandé ce matin tu en fais quoi ?”  me rétorque mon petit démon intérieur…
Ah mais oui… J’avais oublié que je l’avais récupéré après ma sortie parc pour crapouille.
C’est donc mon petit bustier sexy rouge et noir que je revêts, accompagné d’une mini-jupe noire et de bottes en cuir à talons aiguilles… La panoplie parfaite de la « chasseuse de chair fraîche » comme dit Nuria.
« Et tes collants ? » me lance la conscience d’Angelina. « Ah la bonne blague ! Déjà ça serait plus des bas qu’elle porterait, puis sincèrement des collants ? Pourquoi faire mise à part avoir chaud et perdre un temps immense ? » Rétorque mon diablotin intérieur au petit ange qui sert de conscience à Angelina.
Angelina, comme son prénom l’indique c’est la pureté même, un ange… Elle ne vit que le jour mais à la tombée de la nuit je prends le relais… Luxuria, mon pseudo signifie la luxure comme vous pouvez le voir mais aussi le diable qui se cache en moi. Cette envie de ressentir qu’un homme n’est autre qu’une petite chose dans mes mains avec laquelle je joue et qu’une fois finit… Je jette comme un vulgaire mouchoir en papier !
Je suis enfin prête, je finis de justesse mon maquillage. Un rouge sang sur mes lèvres et fard noir sur mes yeux, un léger trait d’eye-liner, un coup de parfum par-ci, par-là et le résultat est parfait !
Toc Toc… Toc
Je sais d’avance que c’est ma chasseuse en maître qui frappe…
Avez-vous déjà vu une Manthe religieuse, mais en version Femme avec un soupçon d’excentricité ? Non ? Et bien vous n’allez pas tarder à en voir une…
Nuria, c’est la femme qui s’assume et qui se moque des qu’en-dira-t-on du coin ! Autant, le jour comme la nuit, elle reste la même. Que ce soit devant son patron, ses collègues, ses clients, sa famille ou bien ses amis… Elle n’a pas peur de leur exposer ses atouts, qu’elle met bien en évidences dans des tops sexy et moulants. Sans oublier ses tenues toutes plus désinvoltes les unes que les autres. En même temps, elle à des jambes fines et bronzées donc elle peut se permettre de les montrer et les mettre en valeur avec une paire d’escarpins de 15 centimètres de haut. En ce qui concerne le look de sa chevelure, c’est simple elle change très souvent de style et elle est adepte des perruques. Autant dire qu’elle s’est carrément mariée avec sa S.A contrairement à moi qui parfois ai encore du mal à devoir assumer l’image que je me suis forgée…
Au moment même où je vous détaille vaguement Nuria, j’entends des talons claquer sur mon parquet, se rapprocher de la salle de bain. Pas de doutes ! C’est bien elle…
À peine a-t-elle ouvert la porte de la pièce où je me trouve, qu’elle pousse un cri à m’en fusiller un tympan.
Je regarde ma meilleure amie et lui rétorque en souriant.
– J’aurai pu te le dire si tu m’en avais laissé l’occasion tout à l’heure lorsque tu m’as appelé et que je n’ai pas eu le temps d’en placer une….
pdv Nuria
– Hey mon gars ! Debout c’est plus l’heure de jouer à la belle au bois dormant là ! Je travaille, moi, aujourd’hui !
– hum. me laisse ma chair fraîche – enfin façon de parler car il sent plus le fauve qu’autre chose après une telle nuit – en guise de réponse.
Bon là c’est pas gagné l’affaire, il était un peu plus sexy hier soir. Je vais y aller par la manière forte s’il ne se réveille pas !
Je te jure que ça va te faire sauter du lit plus vite que tu y es entré
Je prépare mon réveil maison qui promet d’être glacial quand d’un coup sa voix se fait entendre.
– Ne me dis pas que tu allais oser quand même ? Avec des yeux d’ahuris fixés sur l’objet de la torture du réveil matinal.
– Hé bien pour tout te dire, si ! J’ai un métier moi !

J’essaie tout de même de garder un minimum de crédibilité, même si je vous l’accorde, j’allais vraiment verser un seau d’eau glacé sur le corps qui m’a fait monter en haut des gratte-ciel où siège l’orgasme en personne…
Il se met à rire, s’habille et me remercie pour cette nuit en omettant pas de me certifier qu’on se reverra, avant de décamper de chez moi.
Hum, un petit cinq à sept, pourquoi pas…
Avouez, qu’à cet instant précis, vous pensez de moi que je suis une folle-dingue… ! Eh bien, vous n’avez pas tord mais vous êtes encore loin du mot “folle-dingue” car je suis pire, bien pire que ça !
Oh pardonnez-moi, je manque à tout mes devoirs… Non ! En faite, je m’en contre fou car je n’aime pas faire comme tout le monde… Mais une petite présentation s’impose pour que vous me cerniez un peu mieux.
Nuria, pour votre plaisir. Oui, oui vous avez bien lu… Plaisir ! Pas de sentiments, disons… Plus de sentiments depuis bien des années, mon unique plaisir c’est collectionner de la chair fraîche et la savourer le temps d’une nuit. Ni plus ni moins… Si je devais me décrire, je dirais que je suis excentrique avec un soupçon d’ego-centricité, une pincée de sex-appeal, une cuillerée de femme fatal — une grande même — mélangé à une poignée de caprichiante* et un tas d’autres ingrédients… En bref, un vrai cocktail détonnant…
Mais fût un temps où je n’étais pas celle que je viens de vous décrire furtivement… D’ailleurs, j’étais même tout le contraire. Disons que la loi de la vie, a fait de moi celle que je suis aujourd’hui depuis plus de 5 années ; une libertine qui s’assume pleinement.

À bientôt 31 ans il est temps de vivre ! Non ? Vous ne pensez pas ? Bon je l’admet j’ai commencé à vivre à 25 ans mais n’y comptez pas, je ne vous raconterai pas comment j’en suis arrivé là… !
De surcroît, je suis quasi sûr que vous avez déjà fait connaissance avec ma meilleure amie et qu’elle vous a fait un bref topo de moi… Non ? Pas la peine de me dire le contraire, je la connais de trop, même mieux qu’elle ne se connaît elle-même …  Une amitié qui dure depuis plus de sept ans et je l’ai vu se métamorphoser en une chasseuse d’hommes, une fois qu’elle a fini par ouvrir les yeux sur le crétin qui lui servait de mec…

** *

Je suis au travail et j’ai comme un effet mouillé entre les jambes à la vue de deux beaux morceaux de viande fraîche qui s’agitent sous mon nez et dont je ne perd pas une miette…
Je travaille en tant que serveuse dans un quelconque bar-restaurant où je vois des mâles qui ne demandent que leurs désirs soient assouvit… D’accord c’est bon je vous le dit à vous… Je n’ai que l’embarras du choix… Seulement c’est le sauna dans mon petit morceau de dentelle qui sert uniquement à cacher mon intimité. Un enfer pour mes jumeaux qui ont une vue panoramique sur le décor qui s’expose juste sous leur nez…
“Nuria ! Vas-tu te calmer oui ! Dois-je te rappeler que tu es au travail ?” intervient ma coincée de conscience.
Non et alors ? Où est le problème ? Surtout qu’il me matte alors pourquoi je devrais me privée ?
– Mademoiselle, s’il vous plaît ?
Je ne rêve pas là ?
– Messieurs ? Que puis-je pour vous ?
– Deux menus hots épicés s’il vous-plaît.
Oh j’ai chaud là 
“Réveille-toi miss nympho… Ils parlent des menus burger et rien de plus !” se radine miss coincée une fois encore.
Un conseil, tais-toi où je te bâillonne !
– Deux hots… Bien, ça marche.
Je repars direction le bar et j’entends un bout de leur conversation.
Oui, je suis aussi très curieuse sur les bords… J’aurai pu devenir journaliste avec un tel degré de curiosité mal placé…
“Oh c’est bon ça ! Le LIBERTINE’S… Il faut absolument que je prévienne Ange… Luxuria !”
Entre vous et moi, je préfère largement Lux » car Angelina est, enfin était, trop naïve et… Un peu trop dans sa bulle « au pays des bisounours avec les licornes et les poney où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil… « Mais la vie c’est pas un compte de fée… Sinon, ça se saurait…
J’appelle donc ma Bella en speed.
– Allô ! Me répond Lux »
 Houla… Je ne vais pas m’éterniser au téléphone vu son humeur massacrante, pensé-je
— Mets-toi sur ton 31 S.A ce soir ma chérie car c’est notre soirée ! J’ai eu écho par le patron qu’une petite brochette de viande fraîche vient de réserver une table pour fêter l’anniversaire de l’un d’eux….  Je te laisse, je retourne taffer, à ce soir ma Bella !
Et hop je raccroche sans qu’elle puisse m’envahir de ses ondes négatives. Bon j’ai un peu menti en disant que c’était le patron de la boite qui m’avait soufflé l’info mais entre nous, ce n’est pas bien grave…

***

La journée se termine, je débauche enfin et je file chez moi me préparer car dans une heure à peine je dois être chez Luxuria. Je prends une bonne douche chaude, vivifiante et ressourçante. Je me prépare en vitesse, ma tenue était déjà choisie d’office ; un petit bustier sexy rouge et noir avec une mini jupe et mes escarpins à talons aiguilles. Un rouge rubis qui teinte mes lèvres et mes cheveux laissés en liberté cascadant sur mon dos.
‘Parfaite ! ’
Me voilà parti chez ma Bella qui n’habite qu’à… Un étage de moi ! Je Toc avec notre code et je rentre aussitôt, je ne trouve pas de Lux” dans le salon. Je me dirige donc vers la salle de bain où je suis sûr de la trouver, vu l’odeur de son parfum aphrodisiaque qui me met sur sa piste.
– AHHHHH… hurlé-je en ouvrant la porte de la salle de bain.
Elle me regarde avec un petit sourire avant de me répondre.
– J’aurai pu te le dire si tu m’en avais laissé l’occasion tout à l’heure lorsque tu m’as appelé et que je n’ai pas eu le temps d’en placer une….

Non, non ! Ce ne sont pas mes yeux qui me jouent des tours, devant cette beauté fatale qui se tient là,  juste à quelques mètres de moi ? Si ? Par pitié ! Confirmez-moi que je ne rêve pas éveillé…
Plus les jours passent et plus je découvre en luxuria, une femme fatale, une déesse même. En plus, le fait qu’elle ait opté pour la même tenue que moi, est un signe comme quoi nous avons à présent plus de points communs que lorsqu’on s’est connues.
À l’époque elle était mariée à ses jeans délavés qui ne la mettait pas du tout en valeur… De plus, il a fallu que je rame des années avant que la belle ne daigne mettre ne serait-ce, qu’une jupe… Alors, je vous laisse deviner le parcours du combattant qu’il m’a fallu pour lui faire essayer des tenues, disons, un peu plus femme.
J’essaye de reprendre mes esprits et de me canaliser, du moins, de canaliser mes pulsions…
Un instant, je sens d’avance que je viens de vous “perdre”… ! Alors, mettons sur pause puis rembobinons quelques heures en arrière…
Souvenez-vous, lors de ma brève présentation, Nuria… Pour votre plaisir !  Ai-je donc omis de préciser que je m’adressais autant aux hommes qu’aux femmes ? Néanmoins, nulle doutes que mon dévolu se jette d’avantage sur les chairs fraîches masculines. Cependant, je ne dis pas non, à une beauté, qui saurait attiser le feu ardent qui brûle en moi, de sorte, à éteindre le foyer qui a su me consumer juste l’instant d’avant…
OK ! Là je viens de vous choquer… Ayez l’esprit un peu plus ouvert pour me fréquenter car vous n’êtes pas aux bouts de vos surprises ! Moi, je dis ça, je ne dis rien… C’est surtout pour le bon fonctionnement de vos cellules nerveuses, quoi que pour vos petit bouts de tissus dentelés aussi, quand vous allez voir la petite brochette qui à réservé une table au “LIBERTINE’S”…
Je disais donc que j’essayai tant bien que mal de calmer mes pulsions mais cela s’avère difficile avec Lux » qui me sourie de plus belle mais un sourire gêné, s’interrogeant, que je décoderai par un  « c’est trop ? »
Pdv Luxuria
Nuria me dévisage de son regard de lionne comme si elle avait vu, laisser moi réfléchir…
« Une proie potentielle ! », me souffle mon diablotin.
Non, non… Je connais très bien sa nature mais nous sommes amies donc il est impossible qu’elle me voie comme une proie potentielle !  me rétorqué-je à moi même en souriant mais un sourire gêné tout de même…
Je pense plutôt qu’elle ne pensait pas me voir habillée de la sorte et qui plus est, exactement la même tenue qu’elle. En même temps je n’ai pas eu le temps de lui souffler quand elle m’a appelé cet après-midi. Nous avons l’air de deux sœurs jumelles, bon avec une teinte de peau différente mais sortie de ce détail, nous sommes identiques.
Je sens que la soirée anniversaire du LIBERTINE’S s’annonce plus que pimentée…
– Je voulais te dire que je m’étais dégotée un petit ensemble sexy ce matin mais tu ne m’as pas laissé placer un seul mot… confié-je à ma meilleure amie.
Son regard est fixé sur… Sur moi ? Non, je divague, son regard vif est fixé sur ma tenue,  enfin je pense…  Néanmoins, Nuria atterrit de nouveau sur la terre ferme, enfin sur le carrelage, de ma salle de bain.
– Devinant ton humeur massacrante quand tu m’as répondu, j’ai préféré écourter ! Me lance-t-elle ironiquement .
 Mon humeur massacrante ?  Me questionnée-je en fronçant les sourcils…
« Le parc ! » me remémore l’ange de mon double, ça ne te rappelle rien ?
Oh mince, c’est vrai que j’y suis allée un peu sèchement pour répondre.
– oh pardon mais…
– Oui, oui je sais ne me dis rien, encore cette honte qui t’a envahie…
Pdv Nuria
C’est bon j’ai compris, elle a encore du mal à assumer la sonnerie que je lui ai mise, remarque si elle sortait crapouille vu l’heure qu’il était, elle devait se trouver certainement au parc…
Hum, tous ces joggers à me mettre sous la dent,  pensé-je un instant avant qu’un petit aboiement ne me fasse revenir à moi même.
– Oui, il est mignon le petit crapouille à sa tata… Tout en caressant ma petite boule à poils ras.
Je vous parais un tantinet « gaga » ? Je le suis, surtout avec crapouille. Pour tout vous dire, j’adore les animaux et pas seulement… J’ai d’autre passion en dehors d’assouvir mes pulsions… Mais là, ce n’est pas l’heure d’en papoter.

***

Pdv Luxuria
Nous arrivons au Club Le LIBERTINE’S où l’hôtesse, que l’on connaît, depuis six mois pour ma part, nous débarrasse de nos manteaux. On s’avance prés du bar, on pose un baiser furtif au patron et on commande nos verres.
Ce lieu est devenu mon Q.G depuis des mois, ici je me sens bien et je n’essuie aucun jugement d’autrui. Ce lieu respire pour moi la liberté, cette liberté de faire ce dont j’ai envie et de Vivre, certes à notre manière, je vous l’accorde mais au moins on ne mourra pas sans avoir profité de ce que la vie a à nous offrir…
Je reconnais très vite la musique qui se joue et qui résonne dans tout le club ainsi que dans ma tête. J’adore cette chanson, c’est même Ma chanson préféré, si on aime le latino romantico, Romero, avec son titre « yo te quiero » …  Je ne peut m’empêcher de chantonner le refrain ce qui n’échappe pas à l’oreille de Nuria.
Je sens déjà cette adrénaline m’envahir et mettre mes émotions ou plutôt mes hormones, sans dessus-dessous, quand au loin, j’aperçois posé sur une des banquettes un petit groupe d’appollon tous aussi  sexy les uns que les autres… Mais un homme, en particulier, attise un désir brûlant en moi…
Je ne connais ni son nom ni son âge mais comme le dit si bien la chanson… « Je te veux » !

***

 PDV Romualdo 
Je fini mon footing de l’après-midi avec mon iPod qui m’accompagne passant du raggaetton. Mon visage se fixe sur une jeune femme qui sans même le savoir, m’attire depuis de nombreuses semaines. Tout les jours, à la même heure, elle sort son petit chien, seulement, je ne suis pas sûr qu’elle m’ait remarqué en retour… Pour dire vrai, je viens courir chaque jour à la même heure, juste pour voir son petit minois et son corps de déesse espagnole qui ne me rend pas indifférent. Mais de la voir ne me suffit plus, j’en veux plus, beaucoup plus. Je veux tout connaître d’elle : son joli prénom, où elle habite, qui elle est et que fait-elle dans la vie, est-elle célibataire ou en couple, quelles sont ses passions, quelles sont ses…
« Oh mec qu’est-ce qu’il t’arrive ? » m’interrompt ma conscience dans ma torture psychologique sur la douce brune se trouvant dans mon champ de vision…
Ceci dit, c’est vrai ? Que m’arrive-t-il ? Moi le Mec à femme pour oublier, oublier une trahison, la trahison de celle pour qui j’aurais tout donné fût un temps… Moi, le mec qui saute toutes celles qui s’offrent à moi… Suis-je en train de dangereusement m’éprendre d’une femme dont je ne sais rien d’elle, mise à part le fait qu’elle ait un chien ?
Je suis là, figé, l’admirant avec ma bouteille d’eau à la main pour faire semblant que je m’octroie une petite pause bien mérité. Elle est tellement, tellement…
« Sexy caramba »
Oui, voilà ! Elle est tellement sexy caramba.. Quoi ? Sexy caramba ? Mais où diable ma maudite conscience perverse a-t-elle été pêcher ça ? Elle est pulpeuse et désirante, bien qu’elle soit très sexy… « Voulez-vous coucher avec moi ce soir… »
La sonnerie de son téléphone résonne dans tout le parc et je devine déjà que ça l’a met mal à l’aise. Ses joues rougissent ce qui la rend encore plus irrésistible. Elle répond mais je n’entends pas.
« Dommage » pensè-je à moi-même
Au même instant que je regarde cette beauté fatale dont les joues sont devenues pourpres, je sens mon vibreur qui me ramène à la réalité.
Ylann : Eh mec, tiens-toi près à 20 heures ce soir, on te réserve une surprise pour ton anniversaire. biz’ poulet.
Seulement quand je relève la tête, elle avait déjà disparu de mon champ de vision.
« Raté pour cette fois “Poulet” » se moque ma conscience.
Un peu déçu, je décide de rentrer pour me préparer pour ce soir.
***
Nous avons déjà bien entamé la soirée, à commencer par une bonne bouteille de vodka-passion en mode shooters dans un bar ambiance de Barcelone.
On est en route pour je ne sais quel endroit encore !
– Hey les mecs ? on va où là ? demandé-je en essayant d’analyser de trajet que nous sommes en train de faire.
– Tu verras gros ! C’est une surprise… rétorque mon meilleur ami Ylann, le tombeur de ses dames !
– D’ailleurs, nous sommes arrivés. Renchérit Nolann, le beau goss qui fait fureur à l’antenne puisqu’il est animateur tv de métier mais pas seulement car il est aussi télé-conseillé pour un opérateur téléphonique.
Je ne vous explique même pas l’état des gazelles quand elles tombent sur lui, elles doivent mouiller rien qu’à entendre le son de sa voix…
Ceci dit, entre nous, je préfère largement mon métier et de loin ! Je suis gérant de mon propre restaurant et de surcroît, un chef étoilé… J’exerce le métier de cuisto » depuis ma plus tendre enfance. C’est grâce à Mama que j’ai tout appris. Mama, c’était une femme en or, c’était ma grand-mère, c’est elle qui m’a élevé et m’a inculqué les valeurs d’aujourd’hui, valeurs dont parfois, j’ai tendance à omettre…
Alors que je repensais à ma grand-mère, je lève les yeux devant le bâtiment qui se tient juste devant moi.
« Difficile de faire plus voyant » pensé-je.
Le LIBERTINE’S, de couleur rouge rappelant la passion et le plaisirs des sens, clignote légèrement. Ce lieu m’inspire, de dehors on peut entendre une musique se jouant de de l’intérieure. La bâtisse est dans une fin de ruelle, à l’abri des regards indiscrets. Deux statuts  cupidons dénudés, se regardant, se trouve dans l’entrée externe de la boite Libertine. Je comprends très vite que Nolann et ylann sont des connaisseurs de l’endroit car ils font une accolade amicale au patron.
– Poulet, je te présente ELéandro, un ami d’enfance ! ELéandro, je te présente Romualdo, mon meilleur ami qui fête ses 35 ans ce soir.
– El Patron ! Appelle-moi Ll patron où EL, enchanté l’ami et bienvenu à toi au Libertine’s. tout en me serrant la main.
– Entendu EL ! Merci pour cet accueil.
– Allez, venez ! Votre table vous attends.
On rentre et on le suis, il nous indique la banquette que mes potes ont réservés ainsi que la bouteille et tout ce qui va avec. Ce EL m’a l’air fort sympas avec un petit accent Italien dont je suis sûr, ne doit pas laisser de marbre les demoiselles venant ici. Je pourrais même jurer qu’il doit avoir un sacré annuaire de donzelles en chaleur…
Nous sommes assis, sirotant nos verres avec la musique qui bat son plein quand au même instant deux super nanas rentre bras dessus, bras dessous. Je grille le rictus qui se dessine sur le visage d’Ylann quand, à mon tour, mon regard ne peut dévier de cette jolie brune qui vient faire son apparition juste sous mes yeux à quelques mètres de nous.
C’est elle ! Moi qui est espéré ce jour tant de fois, qui je pensais n’arriverais jamais…
Elle embrasse El et…
« Quoi ? Elle a embrassé El ? Est-elle avec lui ? » m’intérrogé-je.
Je sens la jalousie me consumer de l’intérieur.
Mais je comprends très vite quels sont les avantages à être patron d’un club libertin quand je vois la deuxième brune, explorer les amygdales de EL patron. Ma colère redescend de deux crans…
Elles se dévêtissent et là, mon membre ne répond plus de rien, il l’a reconnu tout comme moi. Elle est encore plus femme fatale avec ce bustier qui m’inspire la passion, que quand je la croise dans ce parc, elle est une douceur que je rêverais de goûter et de savourer, elle est le fruit défendu d’Adam, elle est le miel et je suis l’abeille, elle est…
« Bonne à BAISER » hurle ma conscience perverse.
Non, non ! Pas à baiser mais à lui faire l’amour tendrement en explorant chaque parcelles de sa peau, chaque recoins de son corps, chaque…
« Trous ! Si si bonne à culbuter » réplique ma perverse de conscience.
« Vas-tu te taire ! Oui ? elle est juste parfaite ! » fulminé-je après ma perverse de conscience.
Mince, voilà que je recommence à la contredire alors qu’il y a encore deux semaines j’étais en parfait accord avec elle. Mais que m’arrive-t-il donc ?
Pendant que je menais une guerre de conscience avec moi-même, son visage me fixe avec un regard de braise et une musique en fond où les paroles sont des plus explicites : « Je te veux »
Sans même savoir pourquoi, mon deuxième cerveau est au bord de l’explosion…
Je comprends très vite pourquoi, quand une voix des plus sensuelle me murmure à l’oreille.
– Bonsoir, moi c’est Luxuria…
.
 pdv Luxuria 
Un homme, en particulier, attise un désir brûlant en moi…
Je ne connais ni son nom ni son âge mais comme le dit si bien la chanson… « Je te veux » !

Oui ! Je le veux, là ! Maintenant ! De suite… Je prends mon courage à deux mains et je me dirige vers lui en y entraînant ma folle de nympho avec moi, qui au même moment, je grille qu’elle fixe l’adonis brun qui se trouve aux côté de mon beau brun pour un soir…

« Que le monde est petit » pensé-je à moi-même.

– Hey tiens, cinq à sept ! Que fais-tu ici ?

« OK ! Question discrétion Nuria, tu repasseras ! » ruminé-je intérieurement.

Elle vient de balancer cette phrase à l’adonis brun à travers la pièce légèrement tamisée ayant pour décor, des fresques murales de femmes dénudées mais pas vulgaires, fluorescentes via une lumière noire. Le résultat est juste magnifique ! J’adore cet endroit… En revanche j’aime aussi la discrétion et en ce moment même avec miss Nympho, comment dire… Le côté discret passe direct en case option, juste si nécessité oblige…

Je remarque que l’adonis brun, ne perd pas de temps non plus vu qu’il attrape Nuria et enfourne sa langue dans la cavité buccale de ma meilleure amie…

« Je rêve ! pincez-moi… Ma meilleure amie est irrécupérable » désespéré-je en secouant légèrement la tête.

Je me rapproche doucement de l’oreille de mon beau brun et d’une voix des plus sensuelle, je lui murmure à l’oreille.

— Bonsoir, moi c’est Luxuria… Veux-tu m’accompagner pour cette danse des plus endiablée ?

« Non mais ça ne va pas mieux ! Qu’est-ce qu’il m’a pris de lui demander si il veux danser ? Je ne veux pas danser, je veux baiser merde ! Je le veux en moi… Faites qu’il me dise non, par pitié, dis-moi non ! »

— Bonsoir, moi c’est Romualdo et euh… oui avec plaisir…

Et mince, dans quoi je me suis embarquée ? Danser, pfff, moi c’est en haut que je veux danser, en position allongé… Sa voix est aussi sexy que son prénom, Romualdo…

Il se lève sans prendre la peine de me présenter ses potes, en même temps, ce n’est pas bien grave car à ce moment précis, ma seule envie se trouve devant moi. Il me tend la main et m’entraîne sur la petite piste de danse, démarquée par un léger parquet discret, éclairé par des jeux de lumières ambiançant la salle.

Je me surprends à le laisser mener la danse, qui d’ailleurs, il mène avec brio. L’espace d’un instant, je me perds dans mes rêves d’enfants, me retrouvant à la place de Katy dans les bras de Javier dans une salsa endiablée dans le film « dirty dancing 2 », je sens une tension électrique qui m’envahie. Je m’abandonne totalement scrutant son corps musclé et devinant des plaquettes de chocolats dont je me vois déjà les savourer délicieusement en les parcourant de mes mains et de mes lèvres sans retenues…

J’ai dû abandonner mes rêves étant adolescente à la suite d’une chute qui m’a valu une cheville fragilisée à vie avec une triple fracture ouverte, ce qui aujourd’hui ne m’empêche pas de porter des talons mais tout en restant vigilante.

Je suis le mouvement de son déhanché des plus sexy, je respire son parfum, je sens que mes dessous vont pas tarder à se désintégrer, je fais une pause sur ses lèvres, ma respiration s’accélère, je tourne ma tête pour lui faire face et…

« Stop ! Ne le regarde pas, ne le regardes pas ! »

Trop tard ! Mon regard accroche en une seconde chrono le bronze de ses yeux havane, je ne peux me défaire ni de lui ni de son visage qui me mange de son regard de braise et je peux lire sur ses lèvres « yo te quiero », nos visages se rapprochent dangereusement, mon corps répond au sien, il resserre son étreinte d’une main glissant le long de mon dos ce qui me procure un frisson, ses lèvres frôlent les miennes et deviennent chaudes…

« Ha, ha… yo te quiero ! Ce qu’il ne faut pas entendre… »

Ma conscience se joue de moi en ironisant sur les mots dont je n’avais pas fait attention, tant j’étais perdue dans ce corps à corps des plus ensorcelant…

« Quoi ? Merde ! Non, non pas ça… Ne fais pas ça… » souhaité-je sans dire un mot, « Je ne suis pas une fille dont tu dois tomber sous son charme… »

Je ne réponds pas, je me dis qu’il à juste répété les paroles de la chanson se jouant, rien de plus… Mais ma bouche est toujours plaquée contre la sienne…

Merde, ce type va faire tomber toutes mes barrières si je ne me défais pas très vite de son emprise qui m’enivre…

« Attention Lux, Angelina prend possession de toi » s’amuse à me torturer ma conscience.

Non, tais-toi ! « Ressaisies-toi ma vieille ! »

Ouff, sauvée par le gong ! La musique s’arrête enfin, j’ai chaud, je le veux mais je le veux pour une nuit et non pour la vie ! Non, non je dois m’éloigner de lui, j’ai soif, j’ai chaud, mes pensées s’embrouillent… Où est passé mon radar anti-lover ? Pourquoi n’ai-je pas compris plutôt que je lui plaisais ? Vite un verre !

Je pars, encore toute secouée par ce qui vient de se passer sur la piste de danse, plantant mon beau brun d’une nuit, en direction du bar où se trouve EL, qui celui-ci ne manque pas de se rallier à ma conscience.

— Oula, ma belle ! C’était quoi ça ?

Je fais mine de ne pas comprendre, ce que moi-même je ne comprends pas… Que m’arrive-t-il ? Moi, Luxuria, la femme qui collectionne les hommes pour se préserver des dégâts qu’engendre l’amour… Les barricades que mon cœur s’est forgé sont-elles assez solides contre cet homme qui à réussit à me faire danser pour la première fois depuis ma chute alors que je m’y refusais ?

— Une salsa, choux !

— Non pas la danse ! Le nuage qui flottait au dessus de vos têtes… !

— EL ! Il n’y avait aucun nuage de la sorte, c’était juste une danse… !

— Tu es sûr ? Car ça ressemblait plus à de l’amour endiablé à l’horizontal…

« Dans quoi me suis-je encore fourrée… ? »

— Un jacuzzi avec moi, ça te tentes ? me murmure la voix sexy dont je reconnais immédiatement en respirant lentement le long de mon cou…

Me serais-je finalement trompée sur lui ?

Ne représente-il pas un danger pour moi ?

Serait-il réellement qu’un jouet de plus à ma petite collection ?
pdv Romualdo
Je fais abstraction de la scène se déroulant à coté de moi, ne prêtant aucune attention à Ylann galochant la Brunette qui vient de hurler à travers la salle comprenant que c’est de cette fille dont il nous parlait ou plutôt, dont il nous cassait la tête…
Je me concentre uniquement sur la douce voix de ma déesse espagnole qui vient tout juste de m’inviter à danser et qui sans même réfléchir après une petite hésitation j’ai dit oui…
« Luxuria ! Et avec un tel prénom, c’est plutôt un appel à jouer à culbuto plutôt qu’à danser ! » l’ouvre ma perverse de conscience.
Un conseil, tais-toi ou je te jures que je vais finir par te trouver un surnom qui va te coller à la peau ma vieille ! Et voilà que je me dispute encore avec Perversia… hum Perversia ! Pal mal comme surnom ça… ?
« Ouais… bien n’empêche que j’ai raison ! » rétorque Perversia
Je ne perds pas une seconde et l’entraîne sur la piste où elle se laisse mener dans une danse des plus calienté. Sa respiration s’accélère et nos regards s’accrochent, je la désir et je lui laisse lire sur mes lèvres les mots dont je ne dit plus depuis bien longtemps… Je la sens réceptive à mon approche et décide de resserrer mon étreinte en glissant une main le long de son dos, ce qui la fait frissonner instantanément. Je meurs d’envie de poser mes lèvres sur les siennes, de goûter leurs saveurs. Nos visages s’étant rapprochés dangereusement, je me retrouves ma bouche collée à la sienne, elle est esquise, notre baiser est autant passionné que la salsa qui nous fait quitter le temps d’un instant le lieu où nous nous trouvons. Je suis totalement tombé sous son charme, je crois bien que je suis en train de…
« Oh don Juan ! Réveille-toi là ! Tu es dans un club libertin pas dans un speed-loves… ! »
C’est vrai, Perversia à raison mais je ne peux me résoudre à laisser cette ange de la nuit me filer entre les doigts.
Serais-je enfin prêts, moi le Séducteur en puissance, à refaire confiance à une femme ? A donner de l’amour et la traiter comme une princesse ? Serais-je …
« Mais où est-elle encore passée ? » me demandé-je, n’ayant même pas remarqué que la musique s’était finie et que ma belle Luxuria s’était éclipsée sans rien dire…
Je me dirige vers la banquette pour retrouver mes potes quand sa cambrure m’interpelle et que je la vois accoudée au bar, papotant avec EL patron…
Un peu avant qu’on s’installe, j’ai pu lire que le club était doté d’un sauna ainsi qu’un hammam et d’un jaccuzi…
Une occasion rêvée de la découvrir un peu plus… » pensé-je tout sourire.
« Que néni ! Une occasion en or de la chevaucher, ouais ! » me contredit Perversia.
Sans plus attendre et ne prêtant aucunes attentions à ce que déblatère Perversia, je rejoins Luxuria au bar et lui murmure à l’oreille ce qui la fait frissonner de plus belle.
— Un jaccuzi avec moi, ça te tente ? Tout en lui parcourant lentement le cou de la chaleur de mon souffle…
« Là ! C’est quitte ou double… » paniqué-je…
Je la vois longuement hésiter, me dévisageant et dévisageant EL par la même occasion… Au même instant je n’ai plus envie que d’une chose, quitter cet endroit et la garder que pour moi, me souvenant des mots d’Ylann « ce qui se passe au LIBERTINE’S reste au LIBERTINE’S… ». Je ne veux pas que ce qu’on s’apprête à partager reste dans ces murs et je ne veux encore moins la partager avec d’autres…
Sa voix m’extirpe de mon angoisse…
— Volontiers car la danse m’a donné chaud…
— El, deux clés et ce qui va avec s’il te plaît, merci choux
Subitement, je ne comprends rien…
— Euh… Ce qui va avec ? resté-je dubitatif comme un con ce qui l’a fait sourire.
— Bien, oui. Les serviettes et le paréo pour moi ! As-tu oublié que nous sommes dans un club libertin ? Et que par conséquent, la tenue, une fois passé le couloir c’est en serviette et nu en dessous, sauf pour nous les femmes où c’est en paréo… Tes potes ne t-ont-ils pas expliqué ?
Je reste planté comme un couillon ne sachant plus quoi dire bien que cet idée me plaise.
— Ah mais oui, suis-je bête… Pardonne-moi, je n’y pensais plus…
« Mytho ! » ricane Perversia.
pdv Luxuria
Après mettre torturé l’esprit, je réponds que oui, cela me détendra d’autant plus que la danse m’a donné chaud. Je demande le nécessaire à ELéandro, comprenant que c’était la première fois pour mon beau brun d’une nuit même si il insinue le contraire ce qui me fait sourire…
« Romualdo ! Ton nouveau jouet se prénomme Romualdo » intervient ma diablotine.
On récupère les clés des casiers et on se change. Je lui ordonne de me suivre s’il ne veut pas se perdre, ce qui fait sans rechigner. J’aime…
Une fois passé la porte, un souffle chaud et puissant nous fouette le visage, l’odeur du brome m’ait devenue familière. La lumière est tamisée, nous plongeant dans une ambiance intime. Un des murs du jacuzzi est éclairé par une lumière rouge ce qui lui donne un côté romantique mais pas trop, l’autre mur est une cascade chaude coulant sur de la pierre pour se jeter dans l’eau du jacuzzi…
Un peu plus loin, deux cabines de douche tamisées en bleu, juste en face d’une porte avec un petit voyant rouge qui se trouve être le hammam. J’explique que la douche est obligatoire avant d’entrer dans l’eau et après en être sortie, idem pour le hammam…
Enfin, pour ne pas perdre de vue nos serviettes et pour ne pas les tremper, des portes serviettes sont accrochés au pan de mur se trouvant face au bassin à remous…
Je ressens une décharge me parcourir, quand mon nouveau joujou se dévêtit, laissant apparaître sa virilité sous mes yeux…
Il n’y a vraiment rien à jeter…
Je me sépare à mon tour de ma serviette pour me diriger sous la douche, je ne suis pas pudique et de ce fait je suis bien plus à l’aise que lui…
Je m’imagine déjà à califourchon sur lui, remuant sur son membre laissant nos corps s’embraser et n’entendant que le clapotis de l’eau ainsi que nos voix comme musique de fond…
— Tu viens ? me sors de ma rêverie la voix sexy de mon adonis mettant un pied dans l’eau…
« Il a un de ses cul, powahhhh » s’extase ma diablotine de conscience.
Je le passe au scanner et pour une fois je rejoins ma diablotine ; il a un de ses cul…
Je sens déjà la chaleur prendre possession de moi…

« Avec plaisir, je te suis ou tu veux quand tu veux… » pensé-je en le toisant de mon regard pervers et me pinçant la lèvre inférieure…
« Ah ma pauvre ! Tu me désespères ! » se moque l’ange blanc d’Angelina.
Je le rejoins à mon tour et m’installe à ses côtés. Je le veux ! Ici ! Là ! Tout de suite, maintenant….
J’ai l’impression que subitement, l’eau dans laquelle je m’embrase a pris 20 degrés de plus…
« Alors tu attends quoi pour attaquer ? Le déluge ? » me devance ma diablotine, qui sans le vouloir m’avait commandé de poser une main sur son torse sculpté à la perfection, des abdos bien dessinés et non des abdos raclette… Que je retire aussi vite en affichant mon sourire de féline qui semble ne pas le laisser indifférent…
« Non mais hô de quoi je me mêle ? » sermonné-je ma diablotine.
On parle un peu plus, il me dit qu’il est originaire du nord de l’Espagne mais pour dire vrai je m’en moque un peu, on est posés dans ce remous qui en l’avouant me fais un bien fou autant pour me dénouer de ma semaine passée mais pas seulement. Les bulles de cette eau qui me brûlent le corps attisent de plus belle mon envie pour ce bel inconnu…
« Romualdo ! Ton bel inconnu, c’est Romualdo ! » Me rappellent en mémoire ma diablotine et l’ange blanc d’Angelina toutes en chœur…
Tiens ? Qu’arrive-t-il à l’ange plus si pur d’Angelina ? Aurait-elle, elle aussi envie subitement du bel apollon brun qui ne respire que le parfum de la luxure ? Aimerait-elle, elle aussi le sentir en elle jusqu’à ne plus toucher le fond de cette piscine à bulles ? aime….
« Je ne suis pas si sûr que toi sur l’action… » me sort ma diablesse de conscience, de mon interrogatoire intérieur sur l’ange blanc de mon double…
Et si elle avait raison ? Si les raisons de l’ange Blanc de mon autre moi n’avait pas les mêmes intentions que moi ?
« Non, non… Ce n’est pas possible, je suis plus forte que mon double, mentalement, c’est moi qui est le pouvoir sur Elle ! » Pensé-je en me mordant une fois de plus ma lèvre ce qui n’échappe pas au regard de feu me faisant face…
Je décide de laisser mes mains parcourir son corps en se promenant le long de son dos.
— Stoooopppp !
« Quoi ? Stop ? Là j’avoue je ne comprends plus rien, je suis pourtant sûr de lui plaire… » m’inquiétée-je en retirant ma main de nouveau de son dos qui frissonnait sous mes caresses…

Pdv Romauldo
Perversia rentre en action et ne me laisse pas en placer une ou même agir de mon propre chef.
« Aie Calienté Caramba ! Tu as vu ce corps sexy de déesse espagnole qui ne demande qu’à être pris violemment dans cette eau faisant bien plus de 40 degrés avec vous deux vous embrasant seconde par seconde »
Non mais tais-toi à la fin !
Ceci dit ma conscience à raison sur le fait qu’elle a des courbes qui ne laisseraient aucuns hommes indifférents et ce sourire… Ce sourire qui me fait me comparer à un morceau de sucre qui fond au contact d’un liquide chaud tel que le café qui serait dans cette situation représentait par la douce Luxuria…
« Ouais, dis carrément que veux la pécho hein ça ira plus vite plutôt que de te prendre pour Hugo ou je ne sais qui ! » m’interrompt Perversia de mon doux fantasme sucré…
Après l’épisode de la douche où je ne suis pas super fan de me dévêtir devant tout le monde, bien qu’il y ait que nous deux, me voilà dans une eau qui attise mes désirs les plus fous de lui faire l’amour…
« Quoi ? Oh stop de jouer les don Juan là hein ! C’est pas lui faire l’amour mais c’est la prendre, la chevaucher, la b…. »
— Stoooppp !
« Non, ne me dites pas que je viens de crier à voix haute… Par pitié »
Eh bien la réponse à ma question ne se fait pas attendre car au même instant, la belle, qui quelques secondes avant avait tenté une approche corporelle en me caressant le haut de mon dos de ses douces mains, les retire immédiatement en me regardant de ses yeux de biche et en balbutiant quelques mots.
— Pa… Pardon, je pensais que…
La déception que je lis dans son regard me transperce de part et autre et sans lui laisser le temps de finir sa phrase je me rapproche de son visage et appose à nouveaux mes lèvres sur les siennes comme lorsque l’on était endiablé par cette salsa des plus calienté qui soit, il y a quelques minutes encore…
Ses lèvres sont douces, chaudes et sucrées… Elles sont exquises
Pour autant, j’ai l’impression que je me brûle les ailes en sa présence et que je serais prêt à damner mon âme pour elle…
Pendant que nos langues s’accouplent, ma conscience sage, la voix de la raison, se pose mille et une questions.
« As-tu vraiment envie que votre relation naisse ici, dans ce lieu trop acerbe à mon goût pour les sentiments que je peux percevoir, qui te parcourent la tête ? »
Sagesse n’a pas vraiment tort…
Elle me désire, je le sais, tout comme je la désire mais ai-je vraiment envie de danser une seconde danse de corps à corps encore plus sensuel et charnel qu’elle ne l’était sur la piste de danse, ici, dans ce jacuzzi… ? Et Surtout, ai-je réellement envie que mes sentiments naissent et meurs ici… ? Je ne…
« REVEILLE ! » me hurle Perversia.
Non mais je divague là ! Que m’arrive-t-il ?
Pendant que nous continuons notre baiser des plus langoureux, je sens une main me parcourir et descendre le long de mon abdomen. Sa main est si douce, elle sent si bon. Son parfum aphrodisiaque m’enivre autant que tout en elle…
« Ne pense pas et baise-la ! Ton ange Noir n’attend que ça ! » s’exclame Perversia.
« Réfléchit bien Romu car tu ne pourras pas revenir en arrière une fois fait… » contredit Sagesse.
Ah ! Mais quand allez-vous donc la fermer toutes les deux ? Vous me filez la migraine !
OK, je deviens fou, je me parle et mène une guerre avec mes moi intérieur, elle m’a ensorcelé et je suis pris au piège des effets de ses charmes ! Oui voilà elle m’a charmé et je ne peux résister même si je le voudrais…
Elle m’attire depuis tant de mois…
« N’oublie pas que tu as souhaité tout savoir d’elle tant elle t’attirait… » me lance Sagesse…
Ah Quand va tu cesser de l’ouvrir conscience ? Tu me torture l’âme ainsi que l’esprit mais pour autant, tu as raison ! Il faut que je stop ça tout de suite où cela va mal finir, je le sens…
« Réfléchi, réfléchi ! Il y a sûrement une solution, il y a toujours une solution… A chaque situation compliquée, rien d’impossible… »
Et si je lui proposais de venir chez moi ?
« Hum… » mes consciences sont synchros sur cette même réponse.
Je me tâte de savoir si je prends la bonne solution, je n’ai plus ramené de femme chez moi depuis ma rupture avec Kordélya, depuis que je l’ai trouvé un soir où je rentrais du boulot, avec mon « Meilleur ami » de l’époque. Puis la question qui suis me turlupine de plus belle.
« Va-t-elle accepter de suivre un inconnu chez lui ? »
« Et si Perversia avait raison ? »
« Et si… »
« Ah ! Tu me file la migraine à ton tour, arrêtes de te poser mille et une question et fonce ! Carambaaaaaa ! »
Perversia me coupe dans mon interrogatoire mais je crois que pour une fois elle n’a sûrement pas tort ! Je me torture trop les neurones.
Je continu notre jeu de séduction, sa peau est douce et elle me regarde avec envie. Je suis prêt à faire abstraction de toutes mes tortures psychiques et de profiter de l’instant présent. Je me laisse aller à ses caresses, sa main est très proche de ma virilité qui est dur et gonflé, la chaleur de nos deux corps dans l’eau devient plus qu’existante quand j’entends des rires résonner non loin de nous…
— Ne vous arrêtez pas pour nous bande de coquinous ! Rigole la brunette qui accompagne ma belle Luxuria.
— Alors ? L’eau est bonne mon poulet ? me questionne Ylann accompagné d’un rictus au coin des lèvres.

— Euh oui très bonne…

OK ! Leur présence me gêne, je suis quelqu’un de pudique en temps normal et je vois que ma belle est aussi mal à l’aise que moi.

— Tu t’en souviendras de ton anniversaire hein mon vieux !

Oh que oui, je ne suis pas prêt de l’oublier celui-ci.

— Ah ça, tu l’as dit !

Je vois la surprise qui s’affiche sur le visage de Luxuria tout en se détachant de moi… Je devrais sûrement lui proposer après tout ou trouver un autre stratagème…
— Cela vous tente un After ?

Les filles se regardent comme pour se poser la question à chacune sans émettre un seul son, juste leurs regards leur suffit, puis elles finissent par acquiescer.

— OK ! Pourquoi pas ! Répondent les filles en chœur.

« Bien joué ! »

Perversia est sur le cul alors que sagesse m’applaudit.

Pdv Luxuria

Après avoir dit oui aux mecs, on sort du bassin dans lequel je commençais à m’embraser, on se douche comme le veux les règles d’hygiènes et on se change. Je revêtis mes affaires de rechange ; un débardeur noir mais sexy et un jean taille basse bien moulant avec une paire de ballerine noire. Je sèche ma longue chevelure avec le sèche-cheveux mis à notre disposition, ma morue en fait de-même, on se remaquille et on se dirige vers le comptoir pour dire au revoir à El.

Les garçons vont prévenir leur ami, qu’on part finir la soirée et commencer la journée à l’After.

Nous sommes en voiture avec nos adonis, en direction de l’After, un genre de snack-boite pour les après soirée comme son nom l’indique. Un lieu convivial… Mais je suis toujours un peu frustrée de ne pas l’avoir goûté car j’ai beau essayé de me faire croire le contraire, ce bel apollon m’attire de plus en plus depuis l’épisode du jacuzzi, quand je pense que j’étais à deux doigt de le croquer avant que ma chère mante-religieuse ne débarque accompagné de son dessert bras-dessus, bras-dessous….

J’ai été étonné d’apprendre et surtout de comprendre que Nuria parlait d’eux quand elle m’a annoncé qu’une belle brochette de viande avait réservé une table au Libertine’s…

De plus, c’est bien la première fois que je décide de passer un after avec des inconnus du club car la règle dit bien : « ce qui se passe au Libertine’s, reste au Libertine’s »…

« Oui mais les règles ne sont-elles pas faites pour être contournée justement ? » Jubile ma diablotine de conscience main dans la main avec mon diablotin de subconscient. Je ne sais pas ce qu’ils préparent ces deux-là mais ça ne présage rien de bon…

Je jette un coup d’œil rapide dans mon retro centrale et je vois que Nuria n’est toujours pas décollé de la bouche du beau Ylann.

Soudain la chaleur se propage en moi un peu partout quand je sens qu’un regard s’est posé sur moi, celui de Romulado. Il me rend toute chose, je ne sais pas pourquoi mais ce que je vis avec lui n’est pas comparable de ce que je vis avec mes PCR* ou même mes P1S*… Il attise un désir brûlant en moi mais pas seulement… Mais je ne dois pas laisser Angelina prendre le dessus sur ses émotions, je dois continuer à les canaliser et à rester la dominante de nous deux. Un Mec n’est qu’un jouet entre mes mains… Et Rien d’autre…

« Tu es sûr ? »

Tais-toi l’ange Blanc, tais-toi !

« Ah, ce qu’il est à tomber… » pensé-je en silence.
Mais était-ce vraiment judicieux de les suivre ? N’ai-je pas répondu un peu trop vite ? Le jour va se lever dans deux heures, Angelina va-t-elle reprendre sa place ou va-t-elle attendre ? …

« Tu es dans la merde ! Tu aurais dû m’écouter… » se moque l’ange noir qui sommeille en moi, en me coupant le désir qui, doucement me consumait.

Nous arrivons enfin devant l’After où le parking est plein à craquer, à croire qu’on vient tous finir la soirée ici…

Leur pote se gare à son tour et nous rejoint.

— J’ai prévenu Ryann qu’on était ici !

Je le regarde d’un air interrogateur comme pour dire « c’est qui ? », ce qui n’échappe pas à Romualdo qui n’a pas vraiment l’air d’être enjoué que cette personne-là vienne…

— Quoi ?
— Oui ! J’ai envoyé un message à Ryann.
— Euh c’est qui Ryann ? demandé-je par curiosité.
— Un…
— Un ami ! Mais hey, on n’a pas eu le temps de faire les présentations, moi c’est Nolann. Rétorque-t-il en me dévisagent tel une poupée de porcelaine ou même encore un trophée que l’on expose, avec un sourire aux lèvres qui me met mal à l’aise…

— Euh Luxuria, moi c’est Luxuria.
— Enchanté Ange… noir !

« Comment le sait-il ? » Commencé-je à paniquer en regardant Nuria…
– Romualdo –
— Merci. Répond Luxuria en regardant le sol.
— Et si on rentrait et qu’on allait commander ?
— Très bonne idée belle brune, je meurs de soif !
— Nuria chéri ! Et moi de faim !
— Allez-y on arrive ! dis-je en retenant Luxuria par le bras au moment où elle s’apprêtait à suivre le petit groupe.
Je comprends que la belle ne comprend pas trop pourquoi je la retiens mais j’ai vraiment besoin d’éclaircir la situation que m’impose mes consciences qui se voue une guerre sans merci depuis que j’ai aperçu cette jeune femme avec son chien dans ce parc… Autant vous dire que c’est Bagdad et compagnie qui se tourne dans mon esprit.
— Attends ! Je voulais te parler avant que l’on rentre les rejoindre.
Je la vois paniquer mais pourquoi je ne sais pas trop à vrai dire.
— D’accord mais je dois…
— Tu me perturbes… la coupé-je alors qu’elle allais sûrement me dire quelque chose d’urgent….
— Je…
Elle hésite quelques secondes avant de poursuivre.
— Je quoi ?
« Oh mec tu fou quoi là ? Je te dis que cette fille attendait seulement que tu la chevauche et toi tu t’apprêtes à lui faire une déclaration digne d’un film à l’eau de rose ! Oh tu as fumé quoi pour que ça te grille les neurones à ce point ? »
Je ne réponds même pas à ma perverse de conscience et me concentre sur ma déesse espagnole se trouvant en face de moi.
— Oui tu me perturbes ! Je ne…
— Bon poulet vous foutez quoi ? Vous vous explorez les amygdales ou quoi ? J’ai faim moi !
Une fois de plus je suis interrompu mais ce coup-ci par mon meilleur pote.
— Allez, viens on y va, ils nous attendent ! me lance ma belle andalouse, tout sourire ayant remplacé sa gêne de tout à l’heure.
Je décide de ne rien dire justifiant que je dois prendre cela pour un signe d’avoir était coupé trois fois de suite et je la suis.
A l’after nous faisons plus ample connaissance mais elle reste discrète et ne se dévoile toujours pas. J’ai l’impression qu’elle aime la discrétion. Je voudrais lui avouer que c’est un signe de la retrouver ici mais je n’ose pas. Puis comprendrait-elle ? Je ne pense pas…
Ma bonne humeur est de courte durée quand je vois Ryann débarquer. Depuis que je l’ai surpris avec mon ex dans notre lit, je ne lui ai pas reparlé. Je me demande encore comment a-t-il pu me trahir à ce point ! Même-ci il m’a avoué que c’était pour mon bien, pour que j’ouvre les yeux sur la femme qu’elle était… Blablabla Je ne lui ai pas pardonné et je ne suis pas prêts à le faire !
Je ne lui adresse pas un mot de la soirée et ça n’a échappé à personne mais je m’en contre fou !
Je sens ma Belle sur une autre planète que la nôtre, elle a l’air songeuse mais à quoi ? Je ne veux pas casser l’ambiance en lui posant la question.

***

Je regarde ma montre qui m’affiche qu’il n’est pas loin de 8 heures du matin, je suis rentré chez moi il y a 20 minutes environ, je peux dire que je m’en souviendrais de mon anniversaire…
« Ouais 35 balais et tu n’es pas fichu d’écouter ce que te dicte ta conscience… pathétique mon vieux ! »
— Perversia ! Vas-tu la fermer !
Et voilà que je me reparle à moi-même…
Je ne tarde pas à me coucher après avoir pris une bonne douche aussi brûlante que son souvenir et le goût de sa bouche sur la mienne. Demain j’ai une longue journée et j’ai un rendez-vous professionnel à ne pas oublier avec une jeune femme passionnée de cuisine selon son cv. J’avoue qu’avoir un peu d’aide ne serait pas de refus…
C’est avec le sourire aux lèvres que je m’endors en rêvant de ma princesse Espagnole même si elle ne m’appartient pas et que je ne sais au final, toujours rien d’elle…

pdv Angelina
Voulez-vous coucher avec moi ce soir… 

— Hum maudit réveil ! grogné-je en me camouflant les oreilles avec mon oreiller pendant que mon portable chante encore…

Je dois dire que j’ai les cheveux qui poussent à l’envers, je crois que j’ai, enfin que Luxuria a  un peu trop forcé sur la vodka hier soir et comme-ci cela ne suffisait pas, j’ai la pâteuse… Avec le peu de sommeil que j’ai, je suis quand même d’humeur joyeuse car j’ai réussit à décrocher un entretien de travail dans le domaine de la cuisine. Quoi demander de plus ?

Je décide tout de même de me lever et d’aller préparer mon café ainsi que d’avaler au moins un petit déjeuner même si habituellement je ne mange pas les matins quoi que là il se fait un peu plus de midi.

Je n’ai pas le temps de poser un pied au sol que Crapouille réclame déjà ses câlins en aboyant et en me faisant passer comme message que le pissou du matin presse un peu.

Arrivée dans ma cuisine, je met ma cafetière en route et prends une banane pour le petit tour de Crapouille le temps que mon café coule. Ma tenue faisant office de pyjama feras bien l’affaire puisqu’il s’agit d’un débardeur noir et d’un bas de survêtement. j’enfile mes tongs et je vois déjà ma petite boule de poils tourner en rond avec sa laisse dans la gueule pour me faire comprendre qu’il est tout content.

Une fois revenue de ma petite sortie quotidienne, je sens l’odeur de la caféine m’enhivrer, je m’en sers une tasse bien chaude et je me délecte de son nectar.

« En parlant de délecter, tu t’es bien délectée de ton apollon hier ? » Me lance mon ange noir sur un ton ironique.

Je ne réponds même pas a ma conscience et file immédiatement dans ma douche.

L’eau brûlante qui coule sur ma peau me lave de tout les pêchers de Luxuria. Je reste un bon moment sous les jets massant de ma douche pour me détendre.

Une fois finie, je jette un regard dans ma penderie côté « Angelina », simple mais sexy tout de même mais pas trop. j’y dégote un petit ensemble tailleur noir et un débardeur de couleur ambre et or.

— Parfait !

Je me regarde une dernière fois dans la glace me faisant face et je décide par relever mes cheveux en chignon avec une pince crocodile. J’embellis mes yeux d’un mascara noir et d’un far à paupière marron or se mariant à la perfection avec mon haut et pour finir, une légère touche de rouge à lèvre couleur passion. Trois pisht-pisht de Nina Ricchi, un dans le cou, un dans le décolleté, sait-on jamais et un dernier derrière ma nuque.  Me voilà prête à partir à mon entretien.

Sur la route je repense à Romulado, cet homme qui peut faire tomber toute mes barrières mais il ne faut pas, non ! Jamais ! Je ne laisserais aucun homme me fragiliser et détruire tout ce que j’ai entrepris depuis plus de six mois. Il faut absolument que Luxuria mette un terme à ce qui ne commencera jamais.

« Ou plutôt que tu mette un terme à ce que tu as commencé » ironise mon ange noir en tapant dans se mains.

Une fois encore j’opte de snober ma conscience qui se mêle un peu trop de ce qui ne la regarde pas. Je prends connaissance de mon mail me donnant le nom du lieu du rendez-vous pour ne pas me tromper car kinder white comme je suis, je serais capable de me rendre à un endroit différent.

« Espèce de blonde va ! On dirais ta folle de copine nuria ! » Me rétorque mon ange noir qui, j’ai la nette intuition, a décrété vouloir me rendre chèvre aujourd’hui !

— Ah mais va tu te la boucler oui ? Ou il faut que je te bâillonne moi-même ?

OK ! Me voilà en train de me donner en spectacle, au volant de ma petite mini rouge, râlant après moi-même et faisant des grand geste, que même le bogoss dans sa sportive se tenant au feu rouge à coté de moi me regarde. Sans y prendre garde mon Ange noir s’amuse de moi et s’exprime à haute voix :

— Qu’est-ce que t’as ? Tu veux ma photo peut-être ? Quoi que non donne moi la tienne que je puisse la mettre dans l’album conquêtes de Luxuria… en affichant un grand sourire.

Le mec d’à coté doit sûrement me prendre pour une dingue sortant tout droit d’un asile.

Cinq minute plus tard me voilà enfin arrivé devant le restaurant de peut-être mon futur patron…

« Les délices d’EL Santos »

Sans savoir ni pourquoi, ni comment, une série de frissons me traversent de par et autre jusqu’à m’électriser sur place…

— OK ! Ça commence bien… Respire, inspire Angelina ! Il n’y a aucune raison d’angoisser… me dis-je à haute-voix en repensant au même instant à mon bel Adonis…
J’insiste et me remplis les narines d’une bonne dose d’oxygène pour pouvoir évacuer mon stress et expire lentement. C’est parti !
Une fois la porte poussée je ne peux plus faire marche arrière car la sonnette vient de retentir pour annoncer mon arrivée…
Reste calme Ange, ce n’est qu’un simple entretien et rien de plus…  Pensé-je en moi-même.
Une odeur de quedo viens rapidement titiller mon odorat et réveiller mon estomac dans le sens inverse. Je suis tellement anxieuse que mon ventre le ressent et que là ! Seul un café pourrait normalement passer…

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