Fast, Love & Sexy

Synopsis


Qu’un seul mot à la bouche. Vitesse !

La vitesse, la seule et unique chose qui le rend vivant ! Son adrenaline. Sa dope. Sa came.
Au volant de sa sportive, il est le roi du monde. Rien ne l’atteint, non rien…

Sauf peut-être, ce bijou inestimable qui à tout sauf quatre roues motrices…

Racer n’a qu’un seul objectif en tête ; être le meilleur ! Quoi que cela importe. De surcroît, il compte surtout remporter la berline rouge au châssis de rêve qui convoite depuis des mois : Ruby.

Seul obstacle : Vince, à qui ce bijou appartient déjà …

1.Racer

16 ans plutôt …

— Rétrograde papa, rétrograde putain ! Tu vas trop vite !

Mon père ne m’entend pas et la vitesse continue à grimper trop rapidement. Beaucoup trop rapidement.

J’ai beau hurler tout ce que je peux dans le micro piqué à un gars de son équipe quelques secondes avant mais ce dernier ne me renvoie que des grésillements qui m’endolorisent les tympans en guise de réponse. Il ne m’entend pas. Absolument pas ! À cette vitesse, c’est impardonnable …

J’observe, spectateur, mon père au volant de sa Dodge charger, du haut de l’estrade à l’aide des jumelles. Le stress me gagne quand je remarque que l’arrière de la voiture chasse sur le mauvais côté de la piste. Encore un kilomètre au-dessus et c’est le mur que la voiture va embrasser.

Et tout ça pour quoi ?
Pour se prouver à lui-même qu’il est toujours le meilleur pilote ?
Mon père n’a peur de rien mais là, j’ai peur pour deux et surtout pour lui.

Subitement, je vois la bête de course faire un tête à queue avant de finir sa folle chevauchée périlleuse dans le mur de béton. À 170 km, le choc est brutal.

— Papa ? P’PA, TU M’ENTENDS ? PAPA !
Je suis en panique totale. Je me précipite sur la piste goudronnée après avoir dévalé à la course les marches qui me séparaient de mon père. Son équipe arrive sur les lieux avant moi…

— Gaby, retourne là-haut, on s’occupe de ton père.
— Laisse-moi le voir !
–Laisse-nous gérer …
— Bordel, dis-moi au moins, s’il va bien !

Je sens mes yeux me piquer. Je ne pleurerais pas ! Un homme, ça ne pleure pas. Non ! Je n’ai pas le droit de pleurer.

Deux mains se posent sur chacune de mes épaules déjà bien musclées pour mon âge.

— Gab…
— Non ! Fous-moi la paix ! C’est de ta faute tout ça, avec tes saletés de défi à la con. !
— Gaby, c’est ton père, lui-seul qui a voulu pousser sa voiture pour voir ce qu’elle avait sous le capot. Je ne l’ai pas forcé ni même défié à faire quoi que ce soit qui le mettrait en danger. Je l’ai même averti sur les risques encourus s’il allait aux bouts de ses idées mais comme toujours, il ne m’a pas écouté… Il a décidé lui-même…

Je n’en peux plus, j’en ai trop entendu et je tremble de partout.

— Justement ! Tu es son frère. Tu aurais dû insister voir même, je sais pas moi, lui prendre ses clés. L’interdire de prendre ce fichu volant !

Au moment où je décharge ce que j’ai sur le coeur sur l’oncle Sam, mon père passe devant moi, inconscient, allongé sur un brancard à coquilles, recouvert d’une couverture de survie.
Je sens une larme poindre au coin de mes yeux. Je me pince l’intérieur de chaque extrémité du haut du nez, retenant ainsi les larmes de couler…

— Je te jure que s’il ne s’en sort pas, tu vas me le payer ! Un conseil, dégage de ma vie. Tiens toi loin de moi, loin de nous. On était très bien sans toi.

Je sais bien que mon oncle n’y ait pour rien mais sur le moment, c’est la seule personne sur qui je peux cracher ma colère mais aussi ma douleur.

Tiens le coup papa…

***

Aujourd’hui…

— Wouh, ouh ! Mec, t’as vu çà ! Je viens d’exploser les 170 km.
Des cris résonnent en guise de réponse à travers le micro relié à mon casque. Mon nouvel essai sur la piste est un succès complet. La Dodge charger, que j’ai finie par retaper, est un vrai petit bijou. Avec elle, je suis comme Jack sur le Titanic, je suis le roi de la piste et je me sens vivant. Vivant et libre !
Cette adrénaline fait partie de moi depuis que je suis môme. Mon père était l’un des meilleurs au volant de sa Dodge. Il se sentait pousser des ailes jusqu’à vouloir défier les lois de la gravité… Il m’a rendu accro moi aussi, avec sa came qui est devenue la mienne : la vitesse !

J’ai pourtant longtemps détesté cette voiture et tout ce qu’elle incarne. J’ai même voulue la brûler pour ensuite vouloir la vendre. Mais au fond de moi, ça me faisait trop de mal. La blessure se ravivait aussi vite que ma haine avait pris vie. J’ai donc retapé ce tas de ferraille avec l’aide de mon meilleur pote, en souvenir de mon père. Nous avons passé plus d’un an à lui redonner sa robe d’origine avec sa fougue d’antan. Je l’ai testé encore et encore. De surcroît, j’ai réalisé le rêve de mon defain père, celui qui m’a tout appris et m’a donné cette rage de vaincre. D’être le meilleur. D’être le roi de la piste…

Aujourd’hui, je n’ai plus 18 ans. J’ai grandit, j’ai appris et je suis devenu Racer Spence, pilote de course…

****

— Bon ! Et si on allait fêter ça, ce soir ?

— Pourquoi pas ! Où ça ?

— Hum, le spicy’s bar ?

— Vendu !

— Le dernier arrivé paie sa tournée et à un gage en prime !
Je n’ai même pas le temps de répondre que mon pote est déjà au volant de sa Subaru prêt à faire feu. Il fait rupter son moteur. Ses pneus fument. On se croirait dans le jeu de need for speed.
— Hey, chéri, on dirait bien que tu va devoir aligner les billets.
Alan, me gratifie de son plus beau sourire qui ne laisse pas les gazelles  indifférentes et passe la première.
Je grimpe dans ma dodge charger, allume le contact, fais vrombir le moteur. Mes pneus crissent et c’est parti j’enclanche à mon tour la première, puis la seconde. J’avale les miles jusqu’au Spicy’s.
Quelques minutes après, je me gare à ma place habituelle, juste à côté de la Subaru rouge d’Alan. Ce dernier ne perd pas de temps à se moquer de moi et de mon record exceptionnel du plus mauvais temps, accompli de la semaine pour se rendre à notre Q.G journalier.
— Bah alors ! T’es à la traîne poto.

— Dis plutôt que tu as triché, ouais !

— Bon, OK ! Légèrement sinon tu m’aurais mangé. Ma Subaru ne fait pas le poid à côté de ta Hadriana.
Hadriana, c’est le nom que j’ai donné à ma voiture. Mon père se prenomait Hadrian et cette voiture, il l’a toujours bichonnée. C’est un peu le coeur et l’âme de ma bagnole.  Quoiqu’il arrive, il est toujours avec moi, il m’accompagne lors de mes courses…
— Pas faux ! Mais bon, tu aurais pu quand même la jouer à la loyale.
Je lance un clein d’oeil à Alan tout en claquant la portière de ma voiture. Mon pote pousse la porte battante.  On s’apprête à rentrer dans le pubs quand la musique que mon père écoutait en boucle partout, que ce soit dans la maison ou  la voiture, s’échappe des murs. L’ambiance est à son apogée.
— Racer, ça c’est pour toi mon pote ! Living easyyyyyyyy
Alan commence à crier les paroles et il ne m’en faut pas plus pour le rejoindre.
— Loving free. Season ticket on a one-way ride.
Avec assurance, on a pris place à notre place habituelle, nos bières sont servies sans qu’on bouge le petit doigt et on continue de chanter, de hurler sur cette chanson mytique.
— I’m on the highway to Hell ! On the highway to Hell ! Highway to helll !
Tout le Spicy’s chante avec nous. Cette chanson reste dans les esprits. Cette chanson c’était l’hymne d’Hadrien Spence bien avant que je ne revienne à Flagstaff. Mon père était une légende ici. L’as du volant…
Je me souviens encore lorsque j’ai touché un volant pour la première fois, c’était sur cette chanson.
— Mon fils, pour apprivoiser ce bijou, il suffit de pas grand chose. Juste de savoir lui parler et de la bichonner. Ensuite, une fois que tu l’as bien en main, insert cette cassette, un bon ACDC mais attention, pas n’importe quelle chanson. Veille bien à choisir HIGHWAY to helll …
Bien sur à l’époque je ne comprenais pas vraiment le sens de cette chanson ou même de ce que mon paternel me racontait. Je n’étais qu’un minot qui ne savais même pas marcher. Puis les années ont passées et j’ai grandit, pris de la maturité. Mes premiers essais sur la piste de Phoenix quand j’accompagnais mon père à la Phoenix international raceway … Je m’en souviens comme si c’était hier…
— …speed limit nobody’s gonna slow us down.
Alan me sort de mes pensées en hurlant dans mes oreilles la phrase qui me correspond à la perfection.
Pour toi papa…
Je bois une gorgée de ma blonde, saute sur le bar et je fait semblant de jouer de la guitare. Je bouge la tête de bas en haut, tout mon corps suit. Je suis en totale extase musicale. Demain je n’aurais très certainement plus de voix mais peu importe. Je savoure ce pure instant de bonheur où mon père est avec moi pour quelques minutes hors de ma bagnole. Mon corps est en sueur. Mon tee-shirt me colle un peu trop à la peau. Alan me rejoint sur le comptoir et fait le show.
— whouuhhh ! C’est chaud ce soir au Spicy’s ! HIGHWAY TO HELLL…
Une  voix rocailleuse de femme résonne dans le micro. Cette même voix qui me laisse rêveur depuis des semaines. Voir même depuis des années …
La musique est sur le point de se finir. Des sifflements et des cris de femmes se font entendre de part et autre. Alan, comme à son habitude, a fini sans tee-shirt pour laisser apparaître ses tatouages. Encore un truc pour attirer les minettes … Mouais, quoi qu’il en soit, pour ma part même si le mien a l’impression de sortir d’un sauna, je préfère le garder sur moi.
— Woouuuhhh ! Le Spicy’s est chaud ce soir ! Les mecs sont chauds ce soir ! Est-ce que les filles sont chaudes ce soir ?
Coyotegirl met le feu mais pas uniquement dans l’enceinte du pub. Elle vient d’attiser une partie de moi rien qu’avec sa voix de rockeuse et son regard de braise.
Alan continu d’entreprendre ce qu’il sait faire de mieux. Un striptease.
J’ai chaud. J’étouffe. De l’air, il me faut de l’air.
Je saute du comptoir en peu de temps qu’il en faut et me dirige vers la sortie pour m’aérer quelque seconde. Je tâte mes poches de Jean à la recherche de ma deuxième drogue mais je fais choux blanc.
«  Rhaa, il a fallu que je les laisse dans ma caisse. »
Après avoir récupéré mon paquet à l’intérieur de ma portière, je sors une cigarette et cherche de quoi l’allumer. Une senteur fruitée émane tout autour de moi.
— C’est ça que tu cherches ?
Coyotegirl allume la cigarette, la fume et me recrache sa fumer en me regardant bien droit dans les yeux comme si elle voulait me défier comme lorsque nous étions adolescents et inconscients …
— Tu n’as donc pas changer …

— Chez moi, on dit Merci …

— Merci… Ruby !

— Avec plaisir… Gaby !
Je suis comme désarmer. Ruby me fixe de son regard azur bien que légèrement assombri. Je sens bien que la colère l’envahit et que je ne vais pas tarder à subir les dégâts de la foudre rubynienne* qui est prête à s’abattre sur moi.
Clac !
Ah ! Qu’est-ce que je disais….
En même temps, tu l’as bien cherché celle-ci, je crois que ta belle est plus que rancunière.
Si ma conscience pourrait juste se taire que je puisse remettre mes idées dans l’ordre, ça m’arrangerait.
Pour autant, je suis un homme et je n’accepte pas me faire gifler de la sorte, bien que mon envie pour elle s’intensifie.
— Tes caresses m’ont manqué ! Je me frotte la joue sans pour autant la lâcher du regard.
Sois tu es camicase, soit tu es sado et maso pour aller avec !
Clac !
— Je vais finir par y prendre goût.
Je sens qu’elle va réitérer son geste. J’ancre mon regard encore plus profond dans le sien. Le temps pourrait même se figer sur nous s’il le pourrait qu’il le ferait. Elle m’excite d’avantage. Je vois son bras qui s’apprête à se lever pour venir me caresser la joue une troisième fois. Les yeux dans les yeux, je stoppe sa main qui ne fait pas le poids à côté de la mienne et j’écrase mes lèvres sur les siennes. J’essaie de contrôler les émotions et les sensations qui me submergent pour garder mon assurance.
— Toi aussi, tu m’as manqué coyotegirl !

— Tu …
J’affiche un large sourire de vainqueur.

Je ne lui laisse pas le temps de rétorquer quoi que ce soit qui pourrait briser cet instant joussif de la voir encore plus ahurie …
Tu n’es qu’un ignoble salaud mon gars ! 
Ma conscience l’a ramène une fois de plus pour me souffler ce que je sais déjà.
Je repars, comme si rien ne s’était passé, rejoindre Alan à l’intérieur du Spicy’s ou l’ambiance est plus que chaude…
***
— Hey mec, tu m’écoutes ?
Si je l’écoute ? Euh, pour dire vrai, non ! Pas le moins du monde ! D’ailleurs de quoi mon pote me parle depuis bien dix minutes, je n’en sais fichtre rien non plus. Le petit bolide à la robe rouge monopolise toute mon attention. Son châssis qui ferait rêver même un eunuque, roule des mécaniques juste sous mes yeux.
Garce !
Néanmoins, de quoi Alan, pourrait-il bien me parler.
Cherche un truc, vite.
Ouais, euh je ne suis pas le Lucky-Luke de la pensée ou des idées avec un semblant de concordance, moi, hein ! En revanche, Lucky-Luke pour autre chose, là, OK !

Ah ! Bingo ! Mais oui, mon pote me parle de sa dernière trouvaille. Comment s’appelle-t-elle déjà ? Sandy ? Hum, non beaucoup trop comédie musicale.
Corine…
NON ! Je m’éfface de l’esprit ce que ma conscience vient de me souffler.
— Oh mec ! BORDEL, je te causes !

— Viens que je te pine !
Oh, le con !
— Quoi ?
Oh, le Bronx ! Je viens de balancer ce que ma conscience répétait en boucle depuis plusieurs secondes.
— Désolé Man, je pensais à une chanson française, que j’ai entendu lors de mon escale en France …
Il dit tiens, c’est la Corine…
— Heu, mouais ! OK ! Tu m’as fait peur, sur l’action j’ai cru que tu virais de bord…
Ha,ha,ha !
— Euh, hein, quoi ! Moi ? Non mais tu es fous ! Jamais ! J’aime trop les jolies choses pour ça !
Ma conscience est explosée de rire de sa blague que je qualifierais de Rase-pâquerette. Me faire passer pour un Gay ! Non mais, là mon cerveau ne vas pas mieux. Ok, j’ai bien aimé Pierre Perret mais si ses paroles pourraient ne pas me venir à l’esprit ou alors, seulement en compagnie d’une jolie Donzelle, cela ne serait pas de refus ! Viens-là, que je te pine… Qu’est-ce que c’est poétique…
— Bon ! Je te disais donc que je vais te présenter Améthyste. Elle devrait arriver sans tarder, elle m’a dit qu’elle devait rejoindre sa soeur ici-même.
AMÉTHYSTE !
Améthyste, mais où a-t-il bien pu la trouver celle-là ? J’espère au moins, qu’elle vaut le coup sa pierre précieuse. En parlant de cailloux qui brille, le mien monopolise une fois de plus toute mon attention…
A-MÉ-THYSTEEE !
Ouais, c’est bon ! J’ai bien ancrée son prénom là, je crois. Pas besoin de me le ressasser en hurlant.
— Oh ! Racer !

— Euh, ouaip !

— Mec, tu étais encore je ne sais où …
Si tu savais !
— Ouais, je pensais…

— Hum, OK ! Je te présente, Améthyste et sa soeur…
Je relève la tête pour sembler un minimum poli envers mon ami et je salue la pierre précieuse.
— Bonsoir, mademoiselle, moi c’est …
« Je rêve, pincez-moi ! »
— Racer …
Je reste sans voix, ma bouche forme un de O que l’on émet lorsque l’on n’est stupéfait ou même surpris. En l’occurrence, là, ce n’est même plus de la stupéfaction ou quelque chose de ce genre… Deux iris me gratifient d’un sourire qui en dit long.

Devant moi se trouve le plus beau des bijoux qu’un collectionneur, aimerait s’approprier pour ne plus s’en séparer…

Quoi ! Tu as délaissé ce joli diamant brut ?

— Ferme la bouche, Coyoteboy ou tu risques d’avaler les mouches.
Elle joint le geste à la parole en me relevant délicatement le menton pour que mes lèvres s’aimantent.
Et toi, c’est autre chose que tu risques d’avaler…
— Allô, Racer ! Ici Flagstaff, tu m’entends ?
Je t’entends mon frere. Pour autant, je suis figé, incapable de prononcer un seul petit mot qui pourrait me sortir de la léthargie dans laquelle je viens d’entrer au simple fait d’avoir croisé une nouvelle fois son regard et d’entendre ce son rocailleux…
Hum, sacré petit lot !
Ma conscience ne m’aide pas des masses…

— Excusez mon pote, les filles. Je ne sais pas ce qu’il a depuis que nous sommes arrivés ici mais il semble à l’ouest comme totalement déconnecté de la planète.

Alan se met à rire et les deux sœurs le suivent.

 » Ah mais quel crétin je suis… Comment n’y ai-je pas pensé avant ? »

Améthyste ! Mais bien-sûr, ma conscience tentait juste de me mettre sur la piste. Quand on était jeune, la petite Améthyste se surnommait violine. Un léger rapport avec la couleur de son prénom. Je crois qu’elle n’aimait pas trop ce prénom. Selon Ruby, leur mère est une fanatique de pierres précieuses. Alors, elle a donné en premier prénom Ruby à sa première fille, Améthyste à sa deuxième fille et Ambre a sa petite dernière qui doit être âgée de six ans de moins que Ma douce Ruby…

— Bah alors, CoyoteBoy ! On a perdu sa langue subitement !

 » Je vais te faire voir, moi, si j’ai perdu ma langue… »

— Ah, ah ! Non mais tu peux toujours regarder dans ta bouche, voir s’il elle n’y est pas !
— Ce n’était pas une question ! Monsieur-je-prends-la-fuite.

Rha cette fille va me rendre dingue ! Ce caractère ! Son caractère, m’avait manqué. Et à en juger la bosse qui se forme en dessous de ma ceinture, il ne manquait pas qu’à moi…

— Eh bien ! Moi, c’était une réponse ! Et je ne prends pas la fuite, coyotegirl. Néanmoins, si tu souhaites te donner en spectacle devant ta soeur et mon pote, c’est sans moi !

 » Mais qu’est-ce que je raconte, je n’ai pas besoin d’elle pour me donner en spectacle, je le fais tout seul depuis qu’elle a croiser mon regard, il y a quelques heures. »

L’envie de fumer me reprend. Tout comme l’envie de lui mettre ma langue dans sa bouche pour la faire taire. Je ne Lui laisse pas le plaisir de me balancer une de ses répliques signées  » The red jewel« 

— Maintenant, tu peux toujours venir fumer une clope avec moi dehors …

Pendant que je pars en direction de la sortie, je frôle doucement la chute de ses reins, ce qui lui arrache un doux frisson. Je dois dire que la robe dans laquelle elle est, la rend terriblement sexy.

— Et me cracher ta colère au visage …

Je lui lance cette phrase contradictoire avec ce que je veux vraiment en ne la lâchant pas du regard à mon tour puis, je disparais derrière les portes battantes du Spicy’s.

Je me dirige vers la caisse. J’ouvre ma portière et m’assois au volant. Mon paquet de clope ! Où est mon paquet de clope ? Je le cherche dans ma portière côté conducteur, rien. Je tâte mes poches de Jean. Nada ! Je fouille dans les poches de ma veste en cuir. Et rien non plus. Je vais pour regarder dans ma boîte à gants, quand la portière passagère s’ouvre brutalement et se referme.

— Dure de fumer sans ce qui va avec ! Tu as oublié ton paquet de clope sur le comptoir !

Elle me balance mon paquet au visage avec force et violence.

— Pas la peine de me remercier ! Maintenant, j’attends !

 » Je sens que je vais faire une connerie… »

— Sors de ma caisse !
— Non ! Il me semble que tu as des explications à me donner !

 » Pire qu’une teigne ! « 

— Sors de ma bagnole, Ruby !
— Non ! Gabriel ! Non, je ne sortirais pas tant que ..

 » OH ! ET PUIS MERDE ! « 

— OK ! Alors, attache ta ceinture !
— Que…Quoi ?

Je ne lui laisse le temps de rien. Ni de comprendre ce qui se passe ni se mettre sa ceinture et enclenche la première suivit de la deuxième. Le compteur au kilomètre grimpe de plus en plus vite.

— Gaby, arrête cette voiture de suite.

Ruby, se cramponne à la poignet juste au-dessus d’elle.

— Si ma mémoire est bonne, tu aimais la vitesse avant !
— Gaby, arrête cette putain de voiture !
— Tu voulais des réponses, il me semble non ?

J’accélère autant que je le peux. Je me sens vivant !

— GAB, merde ! Tu joues à quoi là ? Arrête cette bagnole.
— Non, Ruby ! Je n’arrêterai pas Hadriana. IL NE FALLAIT PAS MONTER !

Elle me met hors de moi, me sort de mes gonds. Je deviens fou autant que je la désire. Pour autant je n’oublie pas non plus.

— Tu te souviens de ce que ça fait ? Tu t’en souviens de l’effet que ça procure ?
— Mais tu parles de quoi ?
— Rappelle-toi !

Je deviens incontrôlable, sûrement aussi à cause des bières que j’ai ingurgité. Mais merde, cette fille je l’ai dans la peau. Je ne suis plus le même quand je suis en sa présence mais sur l’action, j’ai une haine qui me consume et qui ne cherche qu’à se faire entendre.

— Je ne sais pas de quoi tu parles. Je ne comprends rien !
— Attends, je ravive ta mémoire.

Je ne pensais pas devoir déterrer ça un jour et encore moins ce soir. Je ne sais pas si c’est l’alcool qui me fait parler et me fait mettre à nu devant Elle.
Elle la fille pour qui j’étais prêt à tout …
Elle, la fille que j’ai jamais réussi à oublier depuis ses 10 années passées…

— Le jour de tes 22 ans, ça te parle ?
— Euh.. p… m… Non, je comprends toujours rien.
— Un petit con, blond, les yeux bleus ! Alors ? Toujours pas ?

Je garde les yeux rivés sur la route. Je n’ai surtout pas envie de friser l’accident. Néanmoins, je peux sentir le stress envahir Ruby. Sa main gauche fait des vas et viens sur le tissu de sa robe comme si elle voulait cacher son angoisse. À moi !

— Hum, pas la peine de cacher que tes mains sont mouates et encore moins à moi ! Mais, c’est bien je vois que ça te reviens en mémoire.
— Gab…
— Non ! Je continue, vu que tu t’es entêtée à me dire ne pas t’en souvenir. Une course de voiture sauvage.
— Gaby, c’est bon je vois où tu veux en venir. Mais je ne comprends pas pourquoi tu me parles de ça 10 ans après.

Hiiiiii

Je frêne d’un coup. J’ai les mains encore posées sur le volant et je tourne la tête vers elle. Elle plonge son regard dans le miens. Je m’y perds jusqu’à me noyer.

— Putain, Ruby ! Tu es sérieuse là ? Tu ne vois pas pourquoi je te parles de ça ? C’est pourtant toi qui m’as demandé des explications alors on y est !
— Je … Non. Je ne comprends absolument rien. Explique-moi, éclaire-moi car là, c’est le noir complet.

Je saisis son visage entre mes deux mains laissant apparaître mes tatouages. J’accroche mon regard encore plus profond. Il est assombri de haine.

— Et là ? Tu t’en souviens ?

Sans lui laisser le temps de me répondre quoi que se soit, j’écrase mes lèvres, pour la deuxième fois de la soirée, sur les siennes. Ma langue se fraye un chemin pour rejoindre la sienne et entamer une danse des plus endiablée qu’il soit.
J’ai chaud.
J’ai soif.
Je la veux.
Je la désire.
Elle ne me repousse pas et s’abandonne à moi.
Soudain, elle se recule, me regarde et me souffle quelques mots.

— Pardonne-moi Gaby…

Je la fais taire en l’embrassant de nouveau.

Lui pardonner ? Impossible…
Mais ce soir, j’ai juste envie de la retrouver et de sentir sa peau contre la mienne.
Ce soir, j’ai envie qu’elle m’appartienne.
Ce soir, j’ai envie qu’elle crie mon nom…

Ses mains se font plus entreprenantes et plus explicites que jamais. Ses tétons pointent à chaque caresse que je lui inflige du bout de mes doigts. Je sais qu’elle en a autant envie que moi. Ici. Dans cette bagnole. En souvenir du bon vieux temps …

****
Oh, lala, Racer et Ruby, c’est comment dire ? Volcanique 😱😱😱 Je vous jure, que ce n’est pas évident pour les contenir les deux là 😱😁😁 Oui, je sais ! Je suis une sadique de m’arrêter là 😁

Bisous de moi 😘

Hello, j’espère que cette nouvelle histoire vous plaira.

Êtes-vous prêts à piloter à bord de la Dodge charger aux côtés de Racer ? 😜

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s